La montagne : une technique de storytelling

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Aujourd’hui, j’avais envie de poursuivre mon exploration des techniques de storytelling, débutée il y a deux semaines avec le monomythe. En effet, j’aime à rappeler que faire du storytelling ne s’improvise pas : il est important de bien maîtriser les différentes structures narratives pour, justement, parvenir à mettre en perspective votre entreprise dans une vraiment très bonne histoire.

Nous allons donc analyser la montagne, une technique de storytelling qui est un peu le corollaire du monomythe : cette technique va nous permettre, dans le cadre de notre storytelling, d’instaurer une montée en puissance progressive, ce qui est particulièrement intéressant pour favoriser l’immersion dans votre histoire, et donc de l’engagement !

Chaussez vos crampons et prenez votre piolet : ce n’est pas l’Everest que je vous propose de gravir mais une structure narrative qui peut s’avérer particulièrement féconde.

La montagne : plus on la gravit, plus c’est difficile !

Comme je l’ai dit en introduction, la structure de la montagne est sensiblement différente de celle du monomythe, à deux différences majeures près :

Une montée en puissance dramatique

Là où dans le monomythe, les épreuves se succèdent sans qu’il y ait, nécessairement, une hiérarchisation de leur intensité, la montagne, elle, introduit l’idée d’une complexité croissante dans les épreuves que doit affronter notre héros.

Cette montée en puissance a pour objectif de créer, pour la personne qui est spectatrice de ce storytelling, un horizon d’attente. Sauf que cette attente est très loin d’être une attente sereine ! Elle se fait au contraire sur le registre de la crainte, une crainte pour la vie du héros, ce qui favorise non seulement l’immersion dans l’histoire mais également l’identification avec notre héros et les épreuves que nous vivons AVEC lui, même si nous sommes, nous, bien en sécurité dans notre canapé. 😉

Une vraie incertitude quant au dénouement de l’histoire

De même, contrairement au monomythe qui a la fâcheuse tendance de toujours se terminer bien, la montagne laisse planer une véritable incertitude quant au dénouement de l’histoire : il est en effet parfaitement possible qu’elle se termine mal !

Or, c’est lors de l’épreuve finale que tout se joue : de même que pour un alpiniste, les derniers mètres sont les plus difficiles, c’est lors de ce combat final, un combat au degré de complexité extrême, tout simplement pour que la tension dramatique soit à son paroxysme, que se joue le destin de notre beau héros.

Ce combat final, appelé en écriture scénaristique “Climax”, verra soit le triomphe, soit la défaite, jusqu’à sa mort même, de notre héros. Qui aurait pu penser, en regardant Titanic, que Jack laisserait sa vie dans le naufrage pour sauver Rose ?

Quoiqu’il en soit, de même que dans le monomythe, ce dernier combat verra le dénouement de l’histoire : vainqueur ou défait, c’est une nouvelle ère de stabilité qui démarre.

La montagne : champs d’application

La montagne est une structure narrative particulièrement féconde, et qui vous permettra de développer des storytellings absolument passionnants.

Avec la montagne, vous allez pouvoir :

  • Montrer la manière dont vous avez du relever des challenges pour booster votre business ;
  • Faire grimper, progressivement, une vraie tension dramatique : c’est particulièrement intéressant à l’occasion d’une présentation orale ;
  • Permettre d’introduire une conclusion qui, parce qu’elle sera à la hauteur de la tension dramatique instaurée dans votre storytelling, mettra particulièrement en valeur votre produit ou votre prestation !

La montagne, comme le monomythe, reste une structure simple de storytelling : pour autant, ces deux structures sont une base qu’il est impératif de maîtriser pour pouvoir se lancer dans des structures narratives plus complexes ! 😉


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